Décision

Décision
Quand je dis que je vis les choses autrement à partir de ce jour, je veux dire que je me suis rendu compte que les contes de fées étaient des histoires que seuls quelques milliers de personnes pouvaient vivre.

C'est à partir de ce jour que je me suis rendu compte de ce que je voulais vraiment pour moi. Je me suis rendu compte que le monde ne s'arrête pas à autour de chez moi, et qu'il y a des milliers de femmes sur terres avec qui je pourrais vivre la relation dont je rêvais. Mes parents ayant toujours tout fait pour offrir le meilleur à leurs enfants, j'ai grandi dans l'optique du « prince charmant » et de sa « princesse ». Je voulais combler une femme, lui offrir une vie qu'elle n'aurait pu rêver, pas forcement sur le plan financier. Et c'est là où je me suis dit pour la première fois ... « Elle sera comme ça ! ».

La femme que j'étais censé épouser plus tard serait déjà plus jeune que moi et non plus vielle comme l'était Karen ou Laëtitia. Il fallait quelle sorte du moule. C'est-à-dire qu'elle ne soit pas de famille riche ou aisée, fille à papa, le genre de fille qui se prend pour une poupée Barbie et qui pense qu'elle a juste à claquer des doigts pour avoir les garçons à ces pieds ou se qu'elle veut ! Ensuite, qu'elle soit femme, mais femme avec des aires de petite fille, et non le genre de femme « classe », l'air sérieux, le visage froid, avec qui on n'ose pas plaisanter, de peur qu'elle nous prenne pour un clown ! Après, qu'elle soit gentille, douce, sensible, affectueuse, et sans cesse à la recherche de mon affection. Sinon Aventureuse.

Pour moi ça veut dire qu'elle ne doit pas avoir peur de tout comme la plupart des filles, qu'elle n'est pas peur de partir à l'aventure, de voyager, de se salir, mettre la main à la patte en gros ! Qu'elle soit un peu timide, attendrissante, et bien sûr, belle et jalouse ! Mais j'avoue qu'avec le temps, une femme qui prenne les devant me ferait du bien de temps en temps ! Voilà le genre de fille que je recherchais à cette époque, à partir de ce moment, afin de vivre une vie pleine de tendresse et d'amour, un conte de fée des temps modernes.

Hors, avec le temps aussi, je me rendrai compte qu'il ne sert à rien de mettre la charrue avant les b½ufs, et qu'il faut laisser le temps aux choses...

# Posté le mardi 06 février 2007 10:19

A la découverte du nouveau monde

A la découverte du nouveau monde
Ayant en tête mes nouvelles prérogatives ainsi que la haine envers Laëtitia, je décidai de rester ... célibataire ! (En apparté, je rassure certains, depuis on a enterré la hache il y a longtemps et elle a un copain, Charly, trop +GENIAL+++ !!! :). Jusqu'à ce que j'ai 20 ans passés pour chercher enfin la femme de ma vie et vivre une relation sérieuse, car à mon âge, parler de relation sérieuse vous poussait plus à la rupture qu'à la joie d'un couple unis ! Et j'allais l'apprendre à mes dépends...

J'avais donc pris la décision de rester célibataire et éventuellement, de flirter ! Normal, étant donné que le nombre de filles avec qui j'étais sorti ce comptait sur les doigts d'une seule main. Il me restait beaucoup de facettes, personnalités, à découvrir... Etant un autre garçon au collège à Bourg que celui à Villards, j'attirai plus l'attention des filles de mon âge, voire plus jeune ou plus vielle comme les 3ème.

Je n'étais pas le Don Juan que tout le collège connaissait de réputation, mais juste un adolescent parmis les autres.

# Posté le mardi 06 février 2007 10:25

Quand l'instinc animal prend le dessus

Quand l'instinc animal prend le dessus
Dans ce collège, j'attira l'attention de deux filles qui jouèrent toutes les deux un rôle important dans mon éducation amoureuse que j'apprenais au fil des jours et des années.

Elles étaient de mentalité et de physique complètement différent. La première s'appelait Elodie. Elle n'était pas très grande en taille, ni mince ni forte, normale, les cheveux coupés au niveau du coup, noir, et, ce qui m'avait le plus attiré, des lèvres pulpeuses et une poitrine en avance par rapport à son âge! Je me surprenais à bloquer devant un tel spectacle qui m'était jusqu'à présent jamais encore présenté.

Et pour la première fois de ma vie, j'étais attiré par une fille que sur le plan physique, et l'idée d'avoir une éventuelle relation sexuelle avec elle, sûrement à cause du fait que maintenant j'avais eu goût à ce vice. J'avais bientôt 16 ans et c'était la période où j'en voulais à Laëtitia. Plusieurs des copines à Elodiem'avaient laissé sous entendre que celle-ci voulait sortir avec moi. Que faire ! C'était la première fois que je réfléchissais avec autre chose que ma tête ! HipS !

Un soir, à la fin des cours, une de ses amies me dit d'aller dans l'escalier du foyer en n'omettant pas de me signaler que celle-ci m'attendait en haut de ceux-ci. Tout excité aussi bien intérieurement qu'extérieurement, je pris mon courage à deux mains et me dirigea vers l'escalier. Sachant le foyer fermé à cette heure-ci et la présence dans son escalier interdit, je savais, me doutais, de ce qui allait se passer...

Je montai les marches et l'aperçu d'en bas appuyée contre le muret à côté de la porte d'entrée.

# Posté le mardi 06 février 2007 10:34

Contre offensive

Contre offensive
Face à elle, j'échangeai quelques mots et, n'ayant pas le temps de terminer ma phrase, elle se rapprocha très vite de moi et m'embrassa. Sa façon d'embrasser me semblait bizarre... Comme si elle ne savait pas embrasser ! Je remarquai très vite que c'était le cas ! A par m'humidifier les lèvres comme personne d'autre ne l'avait fait avant, elle laissait sa bouche fermée m'empêchant de ... « pénétrer » comme toute embrassade ???

Je me heurtais donc à ses dents et me demandais si cette fille avait déjà embrassé un gars à par en maternelle. Après ces « bisous » où pour une fois je n'avais pas l'impression d'être le débutant, l'on s'échangea quelques mots et nous séparâmes chacun de notre côté. Moi pour rejoindre l'étude de ce pensionnat catholique privé, elle pour partir de celui-ci pour rejoindre sa famille.

Après son départ, une certaine joie, fierté, s'empara de moi. Je me rendis compte que l'attirance ne pouvait pas forcement être que sentimentale, et surtout, que c'était la deuxième fois qu'une fille prenait les devant afin de sortir avec moi. J'avais une copine ! ... ou presque ...

Car ce que j'apprenais par la suite me fit me retourner dans mes petits souliers et rugir de colère intérieurement. Pour être bref, dès le soir même, j'appris par un ami que ma « copine » avait dit que je ne savais pas embrasser !!! HHAAaaaa !!! La colère monta aussi vite que le ton de ma voix.

Le lendemain je racontais à tout le monde ce qui s'était réellement passé afin de sauver mon « honneur » si je puis dire et ne pas me forger une nouvelle réputation et décidai, par la même occasion, de mettre un terme à cette idylle d'un soir.

# Posté le mardi 06 février 2007 10:42

Rencontre

Rencontre
L'autre fille resta plus longtemps dans ma mémoire qu'Elodie, et me permit elle aussi, à sa façon de m'apprendre quelque chose de nouveau. Et pourtant, je ne suis jamais sorti avec elle ! Elle s'appelait Leslie... C'était la fille dont tous les garçons essayaient de sortir avec, de se caser.

Pour les jeunes, cette fille était un des « pétards » du lycée. Plusieurs se sont cassés les dents à essayer de sortir avec elle ! Rare sont ceux qui étaient restés plus de deux semaines avec elle, à 2 exceptions prêts... Elle faisait dans les 1mètre75, coupe au carré, cheveux châtains avec des mèches blondes, minces, un petit « cul », comme disaient t-on à l'époque, et souvent habillée en moulant avec des tenues qui, il faut l'admettre, n'était pas des tenues de lycéenne tant parce que laissait entrevoir son petit haut, que parce que laissait entrevoir son pantalon. Le plus souvent, on aurait dit qu'elle allait en boîte ! Néanmoins, il lui arrivait aussi de s'habiller plus discrètement.

Cette fille là, par je ne sais quel ensorcellement, s'intéressa à moi. Plus que vous ne pouviez l'imaginer ! Comment ? Tout simplement que je mettais encré dans la tête que je ne flirterais plus qu'avec les filles qui voulaient être avec moi et de même, et non l'inverse. Etant dans ma période « je ne suis apprécié par aucun des garçons », je traînais avec une amie à moi, amie entre parenthèse, qui, je l'appris à mes dépends, était une amie de Leslie. Celle-ci me la présenta et je traînai avec Amandine et Leslie pendant plusieurs semaines. On allait souvent se poser tous les trois où l'on n'avait pas le droit d'aller, vers la petite porte en bois condamnée, dans un des coins du collège où personne n'allait, où le squat était interdit.

On passait notre temps à bavarder et à se raconter nos histoires.
Et c'est à partir de ce moment que je devins un confident pour les filles qui n'hésitaient pas à se confier à moi sans crainte que j'aille tout raconter...

# Posté le mardi 06 février 2007 10:52